La psychologie de la survie (1)
- Alain

- 5 janv. 2021
- 3 min de lecture
Personne n'est jamais vraiment prêt à affronter ce que l'on appelle une situation de survie
Si la chance vous sourit au moment ou vous vous trouvez dans une telle situation, vous pourrez avoir à votre disposition un sac rempli de tous les objets, gadgets et outils de survie, un fusil, une hache et connaître par cœur toutes les techniques apprissent dans un manuel ou ailleurs. Pourtant quelque soit son degré de chance ou d'habileté c'est toujours un choc tant émotif que mental, pour tout être humain de se retrouver soudainement isolé, en difficulté en zone inconnue, seul ou parfois en charge d'autres personnes paniquées, famille, amies pu accompagnants. Par conséquent s'il est nécessaire de connaître au moins quelques techniques de base en secours et en survie, il est aussi important de comprendre les mécanismes psychologiques qui peuvent et doivent la favoriser ou l'entraver (cette situation de survie) si on ignore comment les maîtriser
Rassurez vous il n'est pas nécessaire d'avoir une licence de psychologie ou un quelconque diplôme, simplement du bon sens, une certaine logique et de retenir des conseils précieux.
LA VOLONTE DE SURVIVRE
Les coureurs de moyenne et de longue distance, les aventuriers confirmés, les explorateurs de l'extrême parlent souvent du "monstre" qui les habite et les emmène après avoir franchi un certain parcours à soudain briser le rythme et la cadence pour enfin ralentir leur course, écrasés sous le poids de la douleur, saisi par les crampes, la fatigue, à perdre jusqu'à leur désir de vaincre ou même de finir leur objectif.
Ce phénomène apparaît souvent dans des situations de détresse qui demande des efforts et une grande volonté de survivre même si l'enjeu est dans ce cas plus tragique et d'une importance infiniment plus grand que de perdre lors d'un quelconque évènement sportif.
On à déjà vu des personnes qui après avoir été rescapés et traités pour toutes sortes de maux, se sont laissés simplement et doucement mourir dans un lit d'hôpital . Ces personnes avaient alors perdu le goût et la volonté de vivre. Les expériences que doivent subir des soldats lors d'un conflit ou d'une opération nous prouvent que survivre est avant tout une affaire d'attitude (parfois de chance aussi bien sûr) et de préparation. En de telles circonstances que vous soyez seul ou avec d'autres, vous connaîtrez des problèmes d'ordres émotif résultant de la peur, du désespoir, de la solitude et de l'ennui; outre ces périls moraux, les blessures, la douleur, la fatigue, la faim et la soif diminuent le désir de vivre. Si vous n'êtes pas mentalement préparé à surmonter tous les obstacles et voir arriver le pire, les chances de vous tirer vivant d'une situation extrême sont grandement réduites.
Après avoir étudier plusieurs dizaines de cas de "survivants" issus de plusieurs milieux, de différentes situations, pays, origine sociale ou professionnelle, des chercheurs ce sont rendus compte de l'étonnante capacité de rebondissement que peut avoir l'organisme humain lorsque l'esprit le prend en charge. Nos corps sont des machines très complexes mais même dans les conditions les plus dures, les plus dangereuses, voire les plus dégradantes ils peuvent se maintenir en fonction par notre désir de vivre. Après un certain temps, les besoins d'énergie que le corps comble par la nourriture sont pratiquement réduits à zéro. Les survivants des situations extrêmes (physiques ou mentales) disent en grande majorité que même pour eux, même dans les circonstances les plus inhumaines, les plus dures, les plus inhumaines, la vie valait la peine d'être vécue. Plusieurs d'entre eux ont survécu et ont surmontés les épreuves uniquement par ce que ils se trouvaient dans cet état d'esprit
A suivre....




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